Oubliez

Lorsque vous me manquez
Votre absence est légion
Vous vous pavanez dans des tailles de guêpe
Votre talle étrangère sucrée

Les espaces vacants
Les miels arrêtés

Ces yeux
Qui ne se posent pas
Destins inassumés de petites places
Ces joues
Sans nouvelles ni papier
Sans ailes ni bruit

Lorsque vous me désertez
Le vide me rappelle

Dans un train qui file vers l’est, une femme médite sur l’éloignement amoureux de l’autre qui ne se rappelle plus qu’elle existe. Dans une maison, une femme – est-ce la même ? – songe à sa mère diminuée par la maladie d’Alzheimer. Ces deux formes d’oubli, qui se rencontrent de manière naturelle et discordante au fil d’un récit où tout s’estompe, provoquent colère et tristesse chez la personne en proie au souvenir.