Matisiwin

« Et puis, ma belle nosim, ma petite-fille, ma Sarah, ma Mikonic, ma Petite-Plume, je te regarde avancer dans ce monde et le prendre à bras-le-corps, et je comprends que tu marches vers ce que nous serons. »
En langue atikamekw, moteskano désigne le chemin parcouru dans les traces des ancêtres. Pour le peuple des Nehirowisiw, c'est un retour vers soi-même pour renouer avec le corps et avec le cœur, la voie qu'empruntera Sarah-Mikonic Ottawa, décidée à faire le trajet à la dernière minute. On la suivra, mais on entendra plutôt la voix de sa kokom, sa grand-mère morte, racontant les histoires entrelacées de toute une lignée de femmes.
Ce roman explore tout de l'identité transmise de femme en femme. Sarah marchera, réfléchira et trébuchera, mais choisira elle-même l'aboutissement de son chemin, celui de matisiwin… vivre.