La langue de papier. Spéculations linguistiques au Québec (1957-1977)

La langue de papier. Spéculations linguistiques au Québec (1957-1977)

Il existe au Québec une véritable tradition de réflexion sur la langue. Ce livre s'attache à comprendre quelles étaient les idées, les priorités, les positions et les stratégies des principaux intellectuels québécois sur la question linguistique durant une période particulièrement cruciale, soit celle de 1957-1977.
La langue de papier revisite l'histoire de la langue au Québec, marquée en particulier par le projet et l'idée d'unilinguisme. Écrivains, journalistes, historiens, activistes ou linguistes tels que Jacques Ferron, Jean-Marc Léger, Michel Brunet, André d'Allemagne, Gérald Godin, André Major, Michèle Lalonde, Gaston Miron et bien d'autres comme Louis Landry et Giuseppe Turi, dont les textes ont été méconnus, voire oubliés, constituent les maillons essentiels de cercles fort hétérogènes qui ont réfléchi activement à la question.
Le parcours singulier auquel nous convie Karim Larose propose des discussions stimulantes sur l'histoire intellectuelle de ces années marquantes et contribue à ouvrir de nouvelles perspectives sur la question linguistique québécoise.
Karim Larose est chercheur postdoctoral au Département des littératures de l'Université Laval. Il enseigne la littérature.

Table des matières

Table des matières
La langue de papier. Spéculations linguistiques au Québec (1957-1977) 1
Introduction 8
Réceptions 8
Le paradigme expressiviste 10
Corpus, réseaux et périodisation 19
Lectures stéréophoniques 24
Outils de recherche et dépouillement 29
CHAPITRE 1 Du social au politique : néo-nationalisme et unilinguisme 36
Au cœur des Insolences, I'ombre d'une Cité libre 36
Chroniques linguistiques : I'émergence de la question sociale 40
Michel Brunet et le néo-nationalisme linguistique 47
Jean-Marc Léger, penser dangereusement 54
Raymond Barbeau, unilinguiste de droite 71
André d'Allemagne, le bilinguisme meurtrier 87
Unilinguisme et nationalisme traditionnel 107
Au Parti libéral, le français prioritaire 111
Le RIN dans la bergerie 117
CHAPITRE 2 Jacques Ferron, Parti pris, Liberté : la longue passe de la langue 128
Jacques Ferron, langues complètes, littérature et politique 128
Parti pris et la Ieçon de Gaspésie 137
L'absolu littéraire en mineur 146
Liberté, accompagnement et esprit de synthèse 162
Gérald Godin, la conversion au politique 172
Querelles et provocations littéraires 177
André Major, une pensée en retrait 188
CHAPITRE 3 Au cœur de la poudrière linguistique : la querelle du joual 200
Le Front du Québec français et le spectre de Wolfe 205
Lévesque et la tapisserie de Pénélope 209
Henri Bélanger, éloge de la langue parlée 217
L'usage, envers et contre tout 221
Libéralisme et nationalisation de la langue 223
Autour de la sociolinguistique québécoise 226
Michel Tremblay, caution littéraire et tête de Turc 238
Jean Marcel, le réalisme comme politique 246
Louis Landry, de I'assimilation à I'adaptation 261
Idéologic et culture du joual 271
Victor-Lévy Beaulieu, une langue à notre imag'rie 278
Huber Aquin, faire éclater la langue de l'intérieur 285
Deffences et quebecquoyseries de Michèle Lalonde 289
Québécitude et expressivisme 295
Linguistique marxiste et féminisme 300
CHAPITRE 4 Gaston Miron et Jacques Brault : langue natale et horizon de parole 314
Gaston Miron, le noir analphabète de la langue 314
Sous le maternel, le natal 327
Altérité, capillarité 338
Le québécois et le « traduidu » 344
Jacques Brault, la médiation dans la langue 352
Traduire I'expressivisme 369
Errance et déterritorialisation 378
Conclusion 392
Remerciements 406
Bibliographie 408
Note sur le texte 408
Mode de dépouillement 408
1. Corpus 410
2. Études 428
Index 448
A 448
B 448
C 449
F 449
D 449
E 449
G 450
H 450
J 450
K 450
L 450
N 451
R 451
P 451
O 451
M 451
S 452
T 452
U 452
V 452
W 452